Retour sur un congrès qui a rassemblé l’industrie - Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ)

Retour sur un congrès qui a rassemblé l’industrie

21 septembre 2026
Retour sur un congrès qui a rassemblé l’industrie

C’est sur le thème « Le changement au cœur du progrès » que s’est tenu à Mont-Tremblant, du 10 au 12 septembre, le congrès annuel de la CMMTQ. Environ 185 participants et personnes accompagnatrices s’y étaient donné rendez-vous.

Des conférences captivantes

Animée par Dominic Gagnon, la conférence d’ouverture portait sur l’innovation, l’adaptabilité et la persévérance. D’emblée, il définit l’innovation comme le fait de « prendre des risques et d’accepter d’échouer, parce que le succès passe par les échecs ». À l’aide de nombreux exemples et d’anecdotes plus loufoques les unes que les autres, il a démontré comment il chamboule les idées préconçues et profite des obstacles pour adopter de nouvelles façons de faire.

Comme il le dit : « Si tu n’as jamais perdu, tu n’as jamais vraiment essayé. » Dans ce contexte, il a invité les entrepreneurs à repenser la manière dont ils mettent sur pied leurs équipes et à prendre soin de leur santé mentale, « parce que 49 % des entrepreneurs souffrent de troubles mentaux ».

Lors de la conférence de clôture, l’homme d’affaires Nicolas Duvernois a insisté sur l’importance de s’adapter et de développer une réelle aisance par rapport au changement. Selon lui, la réussite repose sur une solide éthique de travail et un souci constant du détail. Il estime qu’une personne ne devrait pas se définir par ses victoires ou ses échecs, mais plutôt par la qualité de sa préparation et de ses efforts.

Monsieur Duvernois a également invité les participants à passer à l’action sans attendre que toutes les conditions soient réunies. Enfin, le président de Pure Vodka a encouragé l’auditoire à ne jamais craindre les virages professionnels en illustrant son propos avec humour : « Si, dans 10 ans, je suis le roi du jus de citrouille, tant mieux. » Une façon de rappeler que le succès appartient souvent à ceux qui savent se réinventer.

Des invités de marque

Le vendredi midi, Pierre-Luc Désilets, vice-président à la qualification et à la compétence de la main-d’œuvre de la Commission de la construction du Québec (CCQ), a d’abord confirmé que les données des travailleurs et des clients avaient été volées à la suite de la cyberattaque récemment subie par l’organisation, et que les personnes touchées peuvent obtenir une protection d’Equifax pendant 24 mois.

Il a également relaté les mesures prises par la CCQ pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. « Les données démontrent que près de 30 % des travailleurs quittent l’industrie dans les 5 premières années de leur carrière.

Ces constats nous obligent à agir. Ainsi, nous travaillons à mieux préparer les personnes. En 2021, seuls 35 % des nouveaux apprentis entraient dans l’industrie avec des compétences reconnues. En mars 2026, cette proportion atteignait près de 58 %. L’une des solutions réside dans l’alternance travail-études. Nous avons donc accéléré son déploiement. L’objectif est simple : attirer davantage de personnes vers les programmes de formation, augmenter le nombre de diplômés et permettre aux étudiants d’acquérir une expérience en chantier pendant leur parcours. Les résultats sont prometteurs. »

Le lendemain midi, le PDG de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), Michel Beaudoin, a accepté de répondre avec franchise aux questions de Steve Boulanger, directeur général de la CMMTQ, et des congressistes.

Le PDG de la RBQ a réitéré sa volonté de rehausser les normes de qualité dans l’industrie tout en assurant le respect des codes au meilleur coût possible. Il a également souligné l’importance d’augmenter à la fois la quantité et la qualité des inspections afin de renforcer la confiance du public envers l’industrie de la construction.

Saluant la collaboration de la CMMTQ dans plusieurs dossiers stratégiques, dont celui de l’inspection, monsieur Beaudoin s’est dit confiant quant au nouveau modèle en voie d’être déployé. Ce modèle couvre les bâtiments d’habitation qui ne sont pas visés par le Règlement sur le plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs. Il prévoit des interventions aux étapes charnières des travaux afin de renforcer la qualité des ouvrages et de permettre aux intervenants d’obtenir une attestation de conformité.

Monsieur Beaudoin a également évoqué son intention d’étendre ce modèle à d’autres types de bâtiments et de revoir en profondeur le système de tarification de la RBQ.



Des formations reconnues

Pas moins de 10 formations et 2 conférences étaient proposées. Les participants ont pu choisir les formations selon les sujets qui correspondent le mieux à leurs intérêts et aux besoins de leur entreprise. Cette formule flexible est très appréciée des membres qui peuvent ainsi accumuler jusqu’à neuf heures de formation reconnue dans le cadre du Règlement sur la formation continue obligatoire.

Par ailleurs, les personnes accompagnatrices n’étaient pas en reste. Un programme d’activités leur a permis de découvrir les richesses de la région grâce à une randonnée guidée en forêt et dans le village, une visite agrogourmande d’une miellerie avec dégustation d’hydromel ainsi qu’une excursion dans le Sentier des cimes Laurentides.



Un salon des partenaires très animé

Les congressistes ont également profité du moment pour rencontrer des partenaires qui contribuent à l’évolution de la mécanique du bâtiment. Plus populaire que jamais, le salon comptait 28 exposants cette année. Il s’agit d’une formidable occasion de découvrir des produits, de retenir des services et de créer des liens durables.

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