Lors de mon premier éditorial, en mai 2009, j'ai fait allusion brièvement à ma volonté de créer, dans certains cas, ou de poursuivre, dans d'autres cas, les efforts de rapprochement ou de consolidation des liens avec les différents intervenants de notre industrie.
Pour ceux qui l'ignorent encore, la mécanique du bâtiment représente généralement de 20 à 40 %, et parfois même beaucoup plus, des coûts de construction d'un bâtiment dont découleront par la suite des coûts de fonctionnement pour parfois plus de 50 ans. Nous sommes donc au coeur de l'action et, malgré l'importance de notre secteur d'activité, il s'en trouve encore pour qui nous représentons plus un irritant qu'un partenaire, notamment chez les ingénieurs et les entrepreneurs généraux. Pourtant, les bénéfices de la collaboration, pour ne pas dire de la concertation, sont prouvés depuis longtemps et sont même exigés maintenant dans les projets de construction durable, particulièrement ceux qui prétendent à la certification LEED. On doit voir là un exemple et un résultat souhaitables de la collaboration qu'il faut rechercher entre les différents intervenants de l'industrie.
La collaboration envisagée a deux grands objectifs. Le premier est d'harmoniser les communications entre entrepreneurs, fournisseurs, fabricants, professionnels et diverses instances gouvernementales et le second est de parfaire l'éducation de tous et chacun dans nos différentes sphères d'applications.
Cette collaboration doit devenir un processus continuel puisque nous savons très bien que nous sommes dans un marché en constante évolution tant aux niveaux technique que législatif et administratif. À cet égard, je ne peux qu'applaudir à la collaboration, voire à la complicité qui s'est établie entre le Service technique de notre corporation et la Régie du bâtiment du Québec lorsqu'il est question de clarifier des points du code de plomberie auxquels peuvent se heurter nos membres dans leur travail quotidien. Ces deux entités se sont donné l'objectif commun de clarifier des choses qui ne sont pas toujours limpides et de faire en sorte que les travaux de plomberie soient conformes pour le bénéfice de tout le monde. Ce type de rapprochement, au contraire de la rivalité et de la mesquinerie, permet entre autres d'identifier des lacunes de compréhension et de compléter des connaissances de part et d'autres des intervenants, et de tous nous améliorer, procurant ainsi une plus grande efficacité dans nos tâches respectives.
Par conséquent, la CMMTQ tendra la main à tous les intervenants de la mécanique du bâtiment et de la construction en général afin d'identifier différents sujets d'intérêt commun qui permettraient d'améliorer le rendement de tous et chacun. Je suis prêt à parier que certains de ceux-ci se sont déjà reconnus et, s'ils devancent notre invitation, ils seront les bienvenus. Ces rapprochements ne peuvent que rapporter des résultats positifs à notre industrie. C'est une situation « gagnant-gagnant » pour tous nos membres et pour ces collaborateurs et ce, sans oublier pour tous nos clients.
En conclusion, non seulement nous avons tous besoin de transiger avec les différents intervenants de notre industrie, mais nous sommes condamnés à nous entendre pour réaliser nos travaux, notre raison d'être en affaires. Alors pourquoi ne pas le faire de la façon la plus harmonieuse et la plus constructive dans un esprit de collaboration et de meilleure compréhension. Ai-je besoin de répéter que cela me tient à cœur ?
Le président,Alain Daigle